ACCUEILLIR LE DOUTE


Aujourd'hui j'ai décidé d'être très positive et de faire preuve de bonne foi, pour une fois. Pourquoi ? Parce que je me sens prête à expliquer pourquoi il est si important de passer par des périodes de doute, alors que j'en avais horreur il y a encore très peu de temps.

En fait, j'en ai toujours horreur, mais je prends sur moi et je me dis : il faut lâcher prise. Pourtant, j'en connais très souvent, trop souvent, comme tout le monde sûrement. Mais à chaque fois, au lieu de retenir la leçon, au lieu de me dire " Tu sais ce que c'est, t'inquiète, ça va passer ", je réagis aux périodes de doute comme si ma vie allait s'anéantir le lendemain. Comme si je n'allais plus jamais m'en sortir. Alors qu'au final, qu'on se mette d'accord, tout finit toujours par s'arranger.

Ces derniers temps, les plans que j'avais élaboré sont eeennncooore tombés à l'eau. D'ailleurs je devrais écrire un article sur le fait que rien ne se passe jamais comme prévu, mais bon, passons. Et face à ça, j'ai encore une fois dramatisé ma situation. Je ne veux pas non plus me jeter la pierre, la pression extérieure joue un rôle important. Si j'étais toute seule dans ma bulle à vivre ma vie sans interactions humaines, sans que personne ne donne jamais son avis ou n'en est quelque chose à faire, les choses seraient sûrement plus simples. Mais la vie, c'est pas comme ça. La vie, c'est des gens qui ramènent leur fraise, qui te font part de leur opinion sur ta vie sans que jamais, au grand jamais, ils n'aient été sollicités (?!), mais c'est aussi des parents et des amis qui s'inquiètent, à juste titre ou pas.

Bref, puisque je ne vis pas isolée sur mon île, mes choix de vie intéressent apparemment d'autres personnes que moi. Et c'est cool, mais le problème, c'est que s'il y a bien quelque chose que je déteste devoir faire, c'est me justifier. Alors deux options s'offrent à moi : j'explique, et ça se passe bien ; ou bien j'explique, ça ne plaît pas, et ça se passe mal, parce que flemme d'argumenter, c'est ma vie, c'est tout.

DONC, comme je disais, j'ai traversé une période de doute, d'ailleurs pas sûre que j'en sois sortie, mais quoi qu'il en soit, j'ai décidé de refaire surface, de " faire confiance " comme je dis, et de comprendre une bonne fois pour toute que tout va bien se passer. Simplement, cette période brouilleuse était nécessaire parce que c'est celle qui m'a aidée à me poser les bonnes questions, à me poser et à réfléchir sur ce qui était important et ce qui ne l'était pas, et à dissocier ce que je voulais de ce que les autres voulaient pour moi.

Tout comme il n'y a pas de lumière sans ombre, il n'y a pas de certitude sans doute. La solution, c'est simplement de traverser ce doute de façon sereine, en s'imaginant traverser un brouillard épais, mais en se rappelant que de l'autre côté, l'air devient plus clair, le chemin s'éclaircie et le ciel nous guide.

Je suis sûre d'une chose : je ne sais pas où je vais, ni ce que je ferais de ma vie. Mais ce que j'en fais déjà me plaît, ce que je vis me construit petit à petit.

Sachez vous souvenir d'où vous venez, et qui vous êtes ; ainsi, où que vous alliez, vous ne serez jamais perdu face au doute. Sachez surtout vous rappeler au moment présent, car le passé n'existe plus, le futur n'existe pas, le seul moment dont vous pouvez réellement bénéficier, c'est maintenant. Fermez les yeux, respirez un bon coup, et vivez, maintenant.

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