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Affichage des articles du 2022

L'AMOUR TOQUE, TOQUE...

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  J'ai passé de nombreuses années à construire une forteresse autour de mon cœur. A chaque rejet, à chaque doute, à chaque déception amoureuse, à chaque souffrance, j'ajoutais une pierre. Petit à petit, ce cœur d'artichaut qui s'emballait à la moindre sensation, au moindre sourire, n'était plus le même, n'avait plus le cœur à rire. Il était devenu froid ; aigri ; méfiant ; distant. Et parce que j'ai passé tout ce temps à me maudire à chaque fois que je souffrais, j'ai commencé à croire que l'amour était responsable de tous mes malheurs. Vous savez quoi ? C'était le manque d'amour, mon vrai fléau. Manque d'amour pour moi, manque d'amour de la part de mes proches. Manque d'amour général dans ma vie, que j'ai comblé par bien des façons, toute aussi sombres les unes que les autres. Cependant, aujourd'hui,le vent tourne. Il tourne, et il fait trembler la forteresse. C'est la panique à bord.  J'ai passé de nombreuses ann

MISE A NUIT

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  Parfois, quand je relis certains de mes textes, je suis prise d'une soudaine envie de les supprimer. Il y a des choses qui me font sourire, d'autres qui m'étonnent parce que je les avais oubliées. Et puis, il y a des choses qui ne me conviennent plus. Qui sont devenues fausses avec le temps. Enfin, si je puis dire. Quand une vérité a été là pour moi pendant un temps, est-ce qu'on peut vraiment dire qu'elle devient fausse ?  Quoi qu'il en soit, ça ne me convient plus. Et là, j'ai soudainement envie de tout supprimer. De tout faire disparaître. Comme pour dire : "ça n'a jamais existé". Mais ce n'est pas possible. Peu importe à quel point on le souhaite, le passé ne peut pas être changé. Il ne peut pas être passé sous silence. Même quand on en a honte, parfois.  Je ne sais pas si je dirais que j'ai honte de mon passé, ou que je le regrette. Je m'efforce toujours d'avoir cet état d'esprit dans lequel chaque expérience a contri

CRISE DE VIE, CRISE DE NERFS

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  C'est comme si j'avais peur. Peur de retrouver cette sensation, ces mots qui apparaissent et, parfois, disparaissent aussi vite, devant mes yeux. Fut une sombre époque, je faisais ça tout le temps. Alors j'imagine que mon esprit s'est empressé d'arrêter, parce que peut-être qu'arrêter d'écrire, ça voulait dire arrêter d'aller mal, arrêter d'avoir mal.  C'était vrai, pendant un temps. J'allais foncièrement bien. Je n'écrivais plus, mais je ne m'inquiétais pas, parce que je n'en ressentais pas le besoin. Je n'avais plus besoin de cet exutoire, si salvateur pour moi pendant toutes ces années. J'ai repoussé l'écriture, je l'ai boycottée comme un oiseau de mauvais augure. Je l'ai abandonnée. Mais dans les moments de rechute, où j'aurais eu besoin d'elle, je crois que c'est elle qui m'a abandonnée ; comme pour se venger.  Il y a quelques mois, j'avais commencé à écrire un texte, pour me relancer